MASCLAT EN QUERCY
Autres Seigneurs de Masclat - XVIIIè siècle
(1)
Dans se manuscrits Albe dit que « en 1748, Jeanne de
Landons, (veuve de Jacques de Landons Sauvat) dame de Masclat,
épousait Jacques de Lantrons de Saint-Hubert, elle veuva en
1765 », cette dernière date est douteuse car, nous
l'avons vu, dans les reconnaissances féodales de 1764 elle est
dite « veuve de haut et puissant seigneur messire Jacques
de Lantrom de St-Hubert ».
(2)
Jacques de Lantrons refusait l'hommage à Mr de Noailles,
acquéreur de la vicomté de Turenne, ce qui occasionna
un procès au cours duquel il fut rappelé qu'en 1463, il
y avait eu l'hommage du seigneur de Masclat au vicomte et depuis ce
temps, les seigneurs avaient joui sans conteste de toute la justice,
mais les vicomtes de Carlux avaient reçu leur hommage et le
seigneur de Masclat avait été déchargé de
l'hommage au roi, parce que le recteur relevait de Carlux (Albe ms.
Cahors. Les Lantron St-Hubert portaient « d'or au chevron
rompu d'azur accompagné de trois corneilles de sable, becquées
et membrées de gueules »).
(3)
Nous avons retrouvé quelques mentions concernant un Jacques
de Lantron, seigneur de St-Hubert, Masclat et autres places mais il
ne peut s'agir de celui que nous venons de citer car une procuration
faite par Madame de
St-Hubert
...........................................????
????........................................... bilité,
à l'origine, les Langtron étaient bourgeois de Lauzerte
; on relève leur présence en cette région, en la
paroisse de St-Hubert, de Castanhol, commune de Durfort, entre
Lauzerte et Saint-Livrade (Con de M. Le Compte d'Alauzier).
(4)
La Comtesse de Corneilhan vivait encore sous le premier Empire, en
effet, le 29 Mai 1805 elle écrivait de « Villefranche
d'Aveyron », une lettre à « Monsieur
Fourniol », homme de Loi, proprétaire à
Calès, terroir de Terral ; cette lettre est un rappel
concernant des engagements pris par ce personnage et qui n'avaient
pas été respectés.
(5)
« J'avais lieu desperer Monsieur que d'après la
letter que vous remit de ma part Madame votre soeur l'année
dernière vous auriez bien voullu vous mêtre en regle
vivà vis de moy pour que vous me deves en vertu de ce que
vous avec perçu sur Pierre Lacombe fermier du domaine de
Fauché, en vertu de la procuration que je vous avez remise à
cet effet, cependant je nay pas eue de vos nouvelles ; j'engage mon
fils qui va dans se (païs ?) d'aller chés vous et
recevoir la somme de quatre cent dix livres que vous me devés
d'près vos quittances à Pierre Lacombe qu'il m'a
ecxibée, mon fils est muny de ma procuration ... (nous
abrègons). J'espère donc Monsieur que vous ne voudres
pas son voyage infructeux... etc... signé : St-Hubert, veuve
Corneilhon (Lettre originale – Archives personnelles).
(6)
A partir de cette époque les membres de la famille de
Corneilhan se trouvent dispersés.
(7)
Le 27 Août 1837, Monsieur J-J. De Corneilhan, habitant à
St-Germé, près Nogaro (Gers), écrit une lettre à
Mr Louis Pebeyre, régisseur du bien de Mr Corneilhan à
Masclat, dans laquelle il lui énumère ses débiteurs
et lui dit aussi : « je prie Mr le curé de Masclat
de célébrerà mon intention, une grande messe
pour le repos de l'âme de ma mère, Marie Madeleine
Thérèze de Lantron St-Hubert, comptesse de Corneilhan,
le 14 Septembre, jour anniversaire, de son décès. Vous
acqutterez cette messe sur l'argent que vous avez à moi »...,
plus loin : « dans ma lettre du 27 Juillet à Mr le
curé, je lui parlais de désir que j'ai d'acheter le
château de Masclat, et je le priais d'en dire quelque chose à
Mr Baugil, curé de la Mothe (Fénelon), dans sa réponse
du 11 Août écrite sans doute per le curé de
Masclat, il ne dit pas un mot de cette affaire ». Et il
continuait ainsi : « Madame de Nattes vient de perdre à
Toulouse un proès qui lui coûtera plus de 30.000 francs
celà doitla déterminer à vendre sa vieille
mazure de château ; si je
pouvais en faire l'aquisition, il est probable que j'y viendrais
passer le reste de mes jours ; parce que l'air de Masclat est très
profitable à ma santé, tandis que je suis toujours
souffrant dans le pays que j'habite (Archives du château de
Masclat, non classées).
(8)
Le 23 Juin 1839, J-J. Corneilhan écrivait encore à
Louis Pebeyreau sujet de la vente des grains, du tabac, il lui
demandait s'il avait gardé l'argent entre ses mains ou s'il
l'avait porté à Mr de Corneilhan, de Gourdon. Dans
cette même lettre il demandait comment il pouvait resté
chargé de 282 francs de Contribution « Mr de
Corneilhan porrait éclaircir celà; s'il voulait le
faire »... à plusieurs reprises, « il
prie Mr de Corneilhan » de faire plusieurs choses... et il
termine en priant le régisseur de faire ses compliments à
Mr et Mme de Corneilhan... (Archives du châtaeu de Masclat, non
classées).
(9)
JJ. de Corneilhan décéda en 1844 (Lettre de Mr le
compte de Corneilhan (1968)). Nous ignorons quel était le lien
de parenté existant entre ces deux Corneilhan. Une quittance
du 3 Fevrier 1852 fait état de Me Corneilhan, avocat,
demeurant à Gourdon (vraissemblement celui dont parlait dans
ses lettres J.J. De Corneilhan), agissant pour Mr Casimir de
Corneilhan, propriétaire à St-Germain (ou St-Germé
?), chargé de recouvrer une somme de 6800 francs « a
compte des intérêts du capital porté un acte de
vente du 11 Décembre 1843, à François Planchou,
propriétaire, demeurant à Masclat » passé
devant Linol, notaire à Gourdon (Archives du château de
Masclat).
(10)
Quelques années plus tard, en 1859, nous verrons la
déconfiture des possesseurs du château de Masclat.
(11)
A cette époque le château appartenait à
Monsieur Gabriel Casimir Jules de Nattes de Villecomtal, habitant de
Rodez, petit-fils de Madame de Corneilhan, lequel, en vertu d'un acte
d'obligation de la somme de 700.000 francs, consenti solidairement
par lui et ses père et mère en favour de Monsieur
Désiré Donadieu, de son vivant propriétaire
domicilié à Beziers, et Madame Louise Joséphine
Césarine de Jessé, son épouse, vit le domaine de
Masclat vendu aux enchères. Nous tirerons de l'acte de
jugement et de saisie et vente aux enchères des mois de Mai et
Juin 1859 les renseignements suivants concernant les familles
interessées par cette affaire.
(12)
Madame Gabrielle Emilie Donadieu, fille de Mr Désiré
Donadieu, et épouse de Monsieur Maurice Ludovic Pons, marquis
de Villeneuve, habitant avec ce dernier au château d'Hauterive
près de Castres, agissant en qualité d'héritière
de son père avait fait assigner Jules de Villecomtal (nous ne
conservons que ce prénom) à leur payer une somme
capitale de 180.429 francs 59 centimes.... qui leur était due
par ce dernier pour solde de la somme de 700.000 francs, montant de
l'acte d'obligation précité, du 7 Décembre 1846
(Nous trouvons là une suite à ce qu'en écrivait
en 1837 J.J. De Corneilhan), plus les intérêts courants
depuis Avril 1856 et les frais de condamnation du jugement prononcé
contre Mr Nattes.
(13)
Jules de Nattes était héritier et représentant
de Mr de Nattes de Villecomtal, son père, et sa mère,
née de Monvallat (Archives château de Masclat).
(14)
Les immeubles destinés à être vendus, dont
nous donnerons plus loin un extrait de leur composition, étaient
portés à la matrice cadastrale de la commune de Masclat
sur la tête et sous le nom de Madame de Nattes, née
Corneilhan, grand-mère de Jules de Nattes de Villecomtal,
lequel n'avait pas fait opérer la mutation sur la tête....
(15)
La procédure nous apprend que Jules de Villecomtal avait
épousé Louise Antoinette Donadieu, laquelle était
domiciliée à Beziers, et qu'ils étaient séparés
de biens.
(16)
En cette année 1859, le château, fort délabré
si l'on s'en rapportait à la lettre de J.J. Corneilhan en
1837, était habité par Mr Me Manié, curé
de Masclat (On se demande comment était logé ce curé
dans « cette masure » et pour quoi il
n'habitait pas dans le presbytère ? Ce dernière tout
proche du château).
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