MASCLAT EN QUERCY
Chronique historique
(1) Située presque à la limite des départements de la Dordogne et
du Lot, et au Nord-Ouest de ce dernier, Masclat, petite commune du
canton de Payrac (arrondissement de Gourdon (Lot)), a derrière
elle un long passé d'histoire. Si l'on considère
l'entendue de son territoire, il est très ramifié et
cette commune s'étire au long de plusieurs routes qui
permettent de se rendre en plusieurs lieux : Gourdon,
Lamothe-Fénelon, Saint-Julien-de-Lampon, Mareuil, Souillac,
Fajoles, Milhac, Caminel, etc... Sa population, au début du
XIXè siècle, s'élevait à 643 habitants
(Métrologie du Lot 1807), de nos jours, elle ne compte plus
que 373 âmes, n'ayant pas échappé, comme beaucoup
d'autres communes, à l'exode inexorable qui frappe nos
compagnes (recensement de 1962).
(2) Sur le plan archéologique, Masclat possède une église
et un château situés l'une près de l'autre; nous
étudierons ces deux édifices au cours de notre travail.
Quant à la recherche historique, nous aurons recours, pour la
mener à bien, à différentes sources et aux
documents qui sont venus en notre possession. Voici donc : Masclat
-en-Quercy.
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(3) En 1300 déjà, le samedi après l'octave de
Toussaint, Hugues de Massaut, damoiseau de La Mothe, avant de partir
pour la Croisade, avait fait les legs à plusieurs églises,
dont celle de Masclat. Il prescrivait que 50 sols en pain ou en
deniers soient distribués à 50 pauvres de Masclat ou
des paroisses voisine (Arch. du Pouget à la Fonthaute D 2-1.
Cette Croisade n'eut pas lieu).
(4) La paroisse de Masclat est citée en 1309 lorsque l'évêque
de Cahors, Raymond Pauchelli, donna des statuts au Chapitre régulier
du Vigan dont il prit lui-même le titre d'abbé ; il
confirma ce chaptre dans la possession des églises de Gourdon,
Fajoles, Masclat, etc... (G. Lacoste. Hist du Quercy, p.374 (Anc
édit)).
(5) En 1311, cette paroisse avait pour prieur-curé, Pierre d'Eng??? d'une
importante famille de Gourdon, qui résignait pour avoir une
prébende Cahédrale. Il eut pour successeur Guillaume
Ronciard qui, en 1316, était chanoine de Chartres et avit une
grâce expectative de dignité en cette église. Ils
avaient été tous deux en difficulté sous Clément
V (Ed. Albe, Ms. Cahors).
(6) En1475, Pierre Carrayrou était recteur de Masclat (Ed. Albe, Ms.
Cahors).
(7) En Mars 1528, Jean
Galtier, recteur, résignait en faveur du clerc Antoine
Gaultier en se réservant la moitié des revenus (Ed.
Albe, Ms. Cahors).
(8) En 1631, Me J. Mourges est recteur et il dû vivre jusqu'à un age
avancé puisque nous le retrouvons menionné dans un acte
de la paroisse de Lamothe-Massaut (Lamothe-Fénelon de nos
jours), en 1689, sous le prénom de Jacob (Etat-civil de
la paroisse de Lamothe-Massault). Dans une supplique non datée,
mais qui se place entre 1648 et 1689, ce personnage demandait à
l'évêque d'excomminier un de ses paroissiens pour
n'avoir ps accompli son devoir pascal... (Communication du chanoine
Foissac dans bull. S.E. Lot 1932, p. 194).
(9) Quelques autres recteurs ou curés : en 1653, Me Guillaume
Laborie, en 1714, Me Jen-Pierre Lablanque, en 1760, Me
Jacques Puniet de Labrugue (que nous retrouvons encore en la cure de
Masclat en 1788, en 1793, Antoine Chaunet, titulaire, prêtre
consitutionelles.
(10) Relevons encore qu'en 1645 , le recteur de Masclat était Me
Jean Mayzonhaute (Taillable de Masclat 1645 et archives personelles).
Le 15 Mai 1648 il était prié à passer outre au
sacrement de mariage de deux de ses paroissiens, qui déclaraient
vouloir "canceller" (annuler) leur contrat de mariage et
voulaientle considérer comme nul et non avenu... (Archives
personelles).
(11) Jean Mayzonhaute possédait à Masclat deux maisons et un
jardin près de l'église et nous voyons encore de nos
jours ces deux maisons accolées en mitoyenneté et l'une
d'elles, avec le jardin, était encore il y a quelques dizaines
d'années le presbytère de la paroisse de Masclat
(Taillable en 1645. Cet ancien presbytère a été
vendu par la commune de Masclat (1967).
(12) En 1689, Me
Guillaume Demange (ou Demanse) était curé de Masclat,
Il vivait encore en 1700.
(13) En 1741, Me Jean Luguan, prêtre et vicaire de
Masclat lequel en cette année-là faisait son testament.
(14) Enfin, en 1859, nous
verrons agir comme enchèrisseur, à la vente du château
de Masclat, Me Laurent Manié, curé de ce lieu (Archives
château de Masclat - non classées).
(15) La paroisse de Masclat est placée sous le vocable de St-Hilaire,
pape de 461 à 468, lequel présida le concile de Rome en
Novembre 465 (fête le 10 septembre) (Dictionnaire des
Conciles). L'église est citée en 1083, 1143,1183 sous
ce nom de St-Hilaire (Papiers R. Champou).
(16) Nous avons vu que le chapitre du Vigan était en possession de
l'église de Masclat; nous verrons cette possession se maintenir pendant
plusieurs siècles, ainsi le Juin 1646 où ces « Messieurs
du Chapitre du Vigan » affermaient à plusieurs
tenanciers de Masclat et à un de Sales, la moitié des
blés décimaux leur appartenant, également le 9
Avril 1702 où il est rappelé dans un acte notarié
qu'ils affermaient les blés, orges, siegles, etc... à
deux autres tenanciers du même lieu, Pierre Pouget, maçon,
et Antoine Ramet dit « jardinier ». Le montant
de cette afferme était de 47 cartons 1 punière ½ froment, 93 cartons ½ seigle, 23
cartons 2 coupes orge, 23 cartons 4 sallières ½ avoine
(Archives personnelles).
(17) On peut, sans crainte de se tromper, dire que la possession de Masclat
fut aux chanoines jusqu'à la Révolution française.
(18) Notons encore que le 30 Mars 1497, dans son testament, Jean de Salignac
léguait et fondait des obits dans diverses églises et
entre autres à celle de Masclat, ainsi qu'au prieurie de
Caminel (Papiers Chamou, cf. : P.O. Vol. 2612 - Salignac N° 72 à
82 et dossiers bleus 596 f°11 et Arch. Nles MM 7391).
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